19/07/2009

SANS FAMILLE SE BAT POUR SA SURVIE

SANS FAMILLE SE BAT POUR SA SURVIE

Comme vous le savez peut être, l’asbl SANS FAMILLE est confrontée actuellement à de gros problèmes administratifs qui remettent en cause jusqu'à son existence.

 

En effet, depuis notre déménagement a Sorinnes nous sommes curieusement l’objet de l’attention pointilleuse d’administrations aussi diverses que l’environnement, l’urbanisme et l’AFSCA (bien être animal).

 

Il y a peu, notre refuge a reçu la visite d’inspecteurs zélés qui armés d’un arsenal réglementaire digne du régime soviétique nous imposent toutes sortes d’exigences parfois contradictoires entre elles.   

 

Pour faire simple, l’AFSCA exige une surface minimale par animal et l’urbanisme refuse tous les aménagements que nous nous sommes crevés à réaliser pour répondre à la première exigence !

 

L’urbanisme refuse tout : les chenils, les abris, et même les clôtures antédiluviennes qui délimitent les prairies des chevaux et ne parlons même pas de la chatterie constituée de modules de chantier assemblés : verboten !

 

Le tout est agrémenté par un élu local qui se scandalise à la vue d’un caca de chien au milieu d’une prairie (véridique), quelle pollution insupportable : notre planète est en danger !

 

Tout cela nous a couté notre agréation !

 

Et oui, dans notre beau pays de liberté estampillé démocratique par la ligue des droits de l’homme, il faut à présent être agréé par l’état pour sauver des animaux en détresse !

 

La cause de cet acharnement procédurier, on la devine dans cette phrase prophétique de l'écrivain Jean Lartéguy qui écrivait en 1978 : « Par une application rigide des règlements, quitte à braver l’esprit même de la justice, le bon sens et la raison, l’administration cherche à augmenter son emprise sur le citoyen afin de l’habituer à la résignation puis à la soumission totale.

Un tel comportement ne peut que compromettre l’existence du régime de liberté sous lequel nous vivons… ou ce qu’il en subsiste … »  

 

30 ans plus tard, cette phrase prend tout son sens : quiconque tente encore d’entreprendre quoi que ce soit dans ce pays est immédiatement découragé par une réglementation inextricable émanant d’une administration tentaculaire et omnipotente devant laquelle le simple citoyen se sent totalement désarmé.

 

Sans famille n’est pas le seul refuge menacé par cette frénésie réglementaire, loin s’en faut, et la crise aidant, de nombreux refuges seront bientôt contraints de fermer leur porte.

 

On aurait en haut lieu la volonté de supprimer tous les petits refuges bénévoles pour ne plus avoir affaire qu’à des fourrières municipales officielles qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

 

De notre côté, après 18 ans de galère, on n’est pas encore prêts a se laisser faire : nous avons confié à un architecte le soin d’établir une demande de permis de bâtir pour la construction d’un second hangar qui nous l’espérons, satisfera les exigences de toutes les administrations concernées.

Je conclurai  par une dernière citation de Jean Lartéguy dont feraient bien de s’inspirer nos chères édiles politiques toujours soucieuses de démocratie et de citoyenneté : « Ils en sont arrivés à remettre en question l’un des grands principes qui servent de base à la démocratie : le peuple est souverain, les différents corps de l’état sont à son service ».

 

A bon entendeur… 

                                       FRANCOYS Thierry

                                              administrateur de l'asbl SANS FAMILLE

13:48 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

c'est scandaleux!! tenez bon !

Écrit par : Laura | 19/07/2009

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