03/06/2009

LETTRE OUVERTE A LAURETTE ONKELINKS

LETTRE OUVERT A LAURETTE ONKELINKS    

Madame Onkelinckx,

     Au moment où  je vous écrits, vous êtes ministre de la Santé Publique, donc vous avez dans vos attributions l’ AFSCA, et sa division du Bien-Etre animal.
      Mon épouse et moi, avons fondé voici  15 ans un refuge pour animaux abandonnés, situé à Gentinnes, près de Gembloux.  Nous avons été agrée sur ce site.
     N’étant pas propriétaires de la ferme qui abritait notre refuge, nous avons pu, grâce à nos fonds personnels et l’aide d’une fondation, acquérir un site de plus de 5 hectares à Sorinnes, Dinant  (coût : 200.000 euros).
     Le permis d‘environnement a été acquis de longue haleine (+/- de 2 ans) voici 1 an.
     Je puis vous assurer que tout a été mis en œuvre, avec une équipe de bénévoles compétents pour assurer à nos animaux, chiens et chats, équidés, tout le confort souhaité.
     La visite de 2 vétérinaires de vos services ainsi que de Mr Philippe Haquenne, auxiliaire de police à l’environnement a débouché sur un refus d’accorder l’agréation (même momentanée !?) pour manquement aux lois en vigueur.  (Je joins une photocopie du rapport ainsi que l’éditorial que  j’ai fait paraître dans notre périodique).
     Je ne suis pas réfractaire aux lois, mais la majorité des gens que nous avons concertés, ou qui ont visité notre site sur place ou sur le net , est unanime pour dire qu’au regard des travaux effectués à ce jour sur notre propriété,  nos animaux jouissent du bien être que tend à défendre votre administration.
     Mon argument est dès lors, que lorsque une loi vise un but, que ce but est atteint, sous une autre forme que le cadre étroit de la loi, il est tout à fait absurde de nier l’évidence et de sanctionner en se basant uniquement sur les normes strictes de cette loi, le but  recherché étant atteint !!?
     A ce jour,  nous avons été empêchés d’effectuer les activités habituelles  du refuge, réception de nouveaux animaux, adoptions, festivités pour rentrer des fonds, récoltes dans les magasins Tom & Co (juillet 2009).   Aucune pancarte ou publicité ne peut signaler le refuge !!
     Je sais qu’en période électorale et au regard de la situation politique pour le moins préoccupante du pays, vous n’aurez pas trop de temps à consacrer à notre situation.
     Mon souhait est toutefois que vous pensiez à réformer la mentalité au sein de vos services  du Bien-être Animal et aussi de l’environnement, car n’oubliez-pas que l’administration DOIT être au service du citoyen et ne pratiquer la sanction qu’à bon escient .
     Les lois doivent  être appliquées, mais avec ce qui manque au sein de vos services : LE BON SENS .  L’administration DOIT être là dans le but d’AIDER et pas de sanctionner avec partialité et NON SENS .
     Ma  requête est dès lors la suivante :
- Obtention d’une agréation momentanée soumise à un cahier de charge de travaux à effectuer afin  d’être en conformité avec la loi.
- Une période suffisante pour réaliser les travaux 
     Tout le monde s’accorde à dire que cette décision serait plus appropriée dans notre cas --- pour peu que vos services aient réellement à cœur de procurer à un maximum d’animaux abandonnés le bien-être auquel ils ont droit !
       J’ose espérer, Madame Onkelinckx, que vous prendrez rapidement les mesures auprès de vos services, pour nous permettre de faire l’ouverture officiel du refuge.  Les seules  victimes de ces tracasseries administratives étant les animaux que nous ne pourrons  accueillir et qui, en cette période de pré vacance, se feront euthanasier par millier !!
      « A votre Bon Cœur Madame » !?!
     Merci  de votre compréhension.
     Recevez mes salutations distinguées

DEGROOTE  Jean-Pierre
Trésorier
Co fondateur de l’asbl Sans Famille         


   


 
                        

22:07 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Honte sur l'AFSCA La loi sur le bien-être animal n'est qu'un vaste simulacre !
Quand on prend la peine de la lire à fond et que l'on voit les soi-disant exigences pour des élevages agréés de chats ou de chiens, on se rend compte que le bien-être des animaux n'est nullement pris en considération.
De plus, je connais des chatteries agréées dans lesquelles les chats et les chatons sont entassés les uns sur les autres dans des conditions d'hygiène déplorable : maladies virales ou infectieuses, parasitoses, etc. et dans lesquelles on laisse périr des portées entières et, malgré des plaintes en bonne et due forme déposées par des acheteurs, les inspecteurs vétérinaires ne se déplacent même pas et donnent des délais invraisemblables aux éleveurs pour fournir des certificats de leur vétérinaire traitant pour attester des bonnes conditions de vie et de santé des pensionnaires.
C'est vraiment tout et n'importe quoi...
Véro et les Sibis

Écrit par : Véro et les Sibis | 04/06/2009

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